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La désignation ing. est-elle nécessaire?
Tu reconnais qu'il n'y a qu'un seul parcours professionnel à suivre en génie. Tu veux assumer la responsabilité de tes travaux d'ingénierie. Tu veux être capable de t'appeler ingénieur. Tu veux profiter des occasions de carrière offertes dans le contexte du libre échange mondial et, finalement, lorsque tu auras acquis l'expérience nécessaire, tu veux être inscrit au répertoire des ingénieurs de l'OCEAP. Tu veux explorer les options de carrière comme la possibilité d'être ingénieur-conseil et celle d'exercer ta profession en cabinet privé, possibilités qui ne sont accessibles qu'aux ingénieurs. Tu sais que ton emploi de rêve nécessite que tu possèdes la désignation ing. Pourquoi attendre, alors? Si tu es étudiant ou étudiante en génie, inscris-toi auprès de ton organisme d'attribution des permis à titre d'ingénieur stagiaire, dès que tu recevras ton diplôme et exécute l'étape suivante pour devenir un ing. Si tu es déjà diplômé en génie, assure-toi de connaître à fond les étapes à suivre pour obtenir ton permis d'exercice dans la province ou le territoire où tu travailles et effectue les formalités. Ce sera la meilleure décision de carrière que tu puisses prendre.

Mais, est-ce que le fait de posséder la désignation ing. équivaut à de meilleures occasions d'emploi - ou à l'obtention d'un meilleur emploi? Laissons les statistiques nous donner la réponse. Lors d'un sondage tenu en 1997 auprès de plus de 40 000 ingénieurs provenant de toutes les disciplines du génie au Canada :
  • 95,1 % des répondants ont affirmé jouir de conditions de travail stables et à long terme; et
  • seulement 2,9 % ont déclaré être sans emploi.
Ces données sont reflétées dans un sondage auprès des ingénieurs de la Colombie-Britannique effectué par l'organisme d'attribution des permis d'ingénieur de cette province, l'Association of Professional Engineers and Geoscientists of B.C. (APEGBC). Il a constaté que seulement 2,6 pour cent des ingénieurs de la C.-B. étaient sans emploi, en février 2000.

Le récent ralentissement de l'économie a peut-être influé quelque peu sur les tendances d'emploi, mais la demande pour des ingénieurs de profession continue d'être forte. Un nouveau sondage de la profession d'ingénieur, qui aura lieu en 2002, devrait aider à fournir plus de précisions sur la situation en matière d'emploi. Les principaux résultats du sondage seront affichés sur ce site, à l'automne.

Les ingénieurs titulaires d'un permis continuent d'être bien rémunérés. Un sondage sur les salaires effectué par l'organisme d'attribution des permis d'ingénieur de l'Ontario, Professional Engineers Ontario (PEO), a permis de constater que 75 pour cent des ingénieurs de la province touchaient un salaire annuel supérieur à 63 000 $, en 2000.

Le sondage de la C.-B. a aussi constaté que 15,6 pour cent des répondants touchaient entre 100 000 $ et 149 999 $., en février 2000, 20,8 pour cent entre 80 000 $ et 99 999 $, et 32,5 pour cent entre 60 000 $ et 79 999 $.

Un autre sondage tenu en 2001 par l'organisme d'attribution des permis d'ingénieur de l'Alberta, l'Association of Professional Engineers, Geologists and Geophysicists of Alberta (APEGGA), a constaté que 50 pour cent de ses membres stagiaires avaient touché plus de 42 420 $, au cours de cette année-là.

Comme c'est le cas pour la plupart des professionnels, le salaire de l'ingénieur augmente généralement à mesure qu'il acquiert de l'expérience et qu'il assume de plus lourdes responsabilités. En Alberta, 50 pour cent des ingénieurs assumant des responsabilités moyennes pour des travaux d'ingénierie réalisaient un salaire annuel de plus de 68 279 $, en 2001. Dans le même ordre d'idées, 50 pour cent des spécialistes en génie qui étaient directement responsables d'un groupe de professionnels touchaient plus de 104 647 $, en 2001.

En 2000, 50 pour cent des ingénieurs de l'Ontario ayant obtenu leur diplôme en 1989 gagnaient plus de 77 696 $.

Le sondage national de 1997 de la profession d'ingénieur a aussi fait état de la vaste étendue des disciplines et des catégories de carrière dans lesquelles évoluaient les ingénieurs.

Catégories de carrières :
  • Gestion de projet (41 %)
  • Conception (32,5 %)
  • Gestion ou administration (18,8 %)
  • Planification de projet (17,4 %)
  • Services de soutien en ingénierie ou en technologie (16,1 %)
  • Exploitation et production (12,3 %)
  • Recherche et développement (9,4 %)
  • Rédaction technique ou de devis (7,9 %)
  • Assurance de la qualité (7,1 %)
  • Commercialisation et ventes (6,8 %)
Disciplines :
  • Civil (26,0 %)
  • Mécanique (24,5 %)
  • Électrique (16,9 %)
  • Chimique (10,6 %)
  • Géologique (3,1 %)
  • Industriel, de fabrication (2,7 %)
  • Électronique (2,5 %)
  • Métallurgique, sciences des métaux (2,3 %)
  • Minier, minéralogie (2,2 %)
  • Génie physique (2,1 %)
La conclusion? Un chômage extrêmement bas. Un travail intéressant et varié. Une excellente rémunération. Et l'occasion de progresser vers des postes de gestion.

Être un professionnel comporte certainement des avantages.

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